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Entre à l’intérieur. Suis le labyrinthe, prend les détours, parcours les sinuosités, les méandres et les inflexions. Viens ici, juste là, à côté de la fourmilière. Place-toi par-delà les principes de démonstration linéaire. Par-delà même la division forme/fond, sujet/expression.

Les yeux rivés sur le mouvement – et avec force compagnons de voyage – on rompt avec tous clivages des savoirs, toute catégorisation, toute critique même, qui sont des pensées du négatif. On affirme les intensités d’affects qui se dissimulent dans la pensée et on prend pour ligne la recherche des significations. Mais surtout, on effectue cette rupture par un simple déplacement du ton.

Ici, personne n’a rien à apprendre, ce n’est qu’un panorama ; le résultat d’une observation non objective tant sur le fond que sur la forme. Café et sucre, chewing-gum et salive, vodka et jus de pomme,… Homogène n’est pas indissociable.

Création de la pensée, création de sens, multiplicité des sens, auto-définition… et épinards comme aurait dit Barthes. Mais aussi la méthode, la forme ; dialogique, récursive, ittérable ; un python de 2.20 m de long.

Tenter de s’en approcher pour le dessiner…

une ballade
un parcours
un fil de pensée
une impression de gueule de bois
une pensée complexe
le politique sans projet politique

La curiosité… tiens ! Je n’y avais pas pensé. Il s’accroupit auprès de la fourmilière. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi la fourmi était parvenue si loin et pourquoi elle s’était arrêtée à un certain point ? Pourquoi elle avait mis sur pied une organisation sociale presque parfaite et s’en était tenue là? … Mais déjà l’oiseau s’envolait, les images ne suffisaient jamais à les piéger bien longtemps.

Suivre des rouages de pensée, voilà la chose à faire pour la décrire. Pas besoin d’un exposé sur la pathologie de la pensée (ou sur l’économie politique, ce qui est la même chose). De toute façon, cela supposerait de le faire avec les mêmes outils, les mêmes vocabulaires, les mêmes cerveaux que ceux-ci mêmes qui sont malades. Puisque malgré quelques refus d’obtempérer individuels ou collectifs, nous sommes tous et toutes, à différents niveaux, à la fois coupables et victimes.

Plutôt être dedans et l’oublier. plutôt exprimer cela ; ces pliages et enroulements, ces vections énergétiques qui déterminent, sur la surface unique et hétérogène de la vie quotidienne, le cube catégoriciel/catégoriel avec ses six faces homogènes. Aller du concept à l’expression, mais sans se donner – pour décrire cette incarnation, cette sédentarisation des influx – sans se donner la facilité suspecte de la description. La facilité d’un discours pédagogique et maternant auquel viendrait se heurter et se briser le fond même de l’exercice.

Autonomie de l’objet, de la parole et du concept intercesseur. Hors de tout domaine réservé et jusque dans la vie quotidienne, la multiplicité de sens qui en découle déplace la notion de création de l’émetteur/auteur/artiste au récepteur/lecteur/spectateur. Mais il s’agit là d’un déplacement comme il intervient dans un processus de téléchargement, de torrent, de peer-to-peer. Un processus au cours duquel l’autogénèse de nouveaux « possédants » ne fait en rien disparaître l’ancien et sans qu’il ne s’en trouve lésé d’une quelconque manière que ce soit.

Création de sens mutagène et multi-compatible. Si parfois l’énoncé paraît imperméable, obscur par ses emberlifications, ses itinéraires de pensée et ses surplus d’abondance, c’est pour permettre à la réflexion de s’évader, de se dérober au cadre strict de la compréhension. Echappatoire créatrice et incontrôlable ; il faut parfois savoir se perdre pour trouver l’introuvable, sinon n’importe qui trouverait l’introuvable.

Le lieu de l’écriture c’est la lecture.

La création, l’appropriation par le récepteur d’une oeuvre ou d’une écriture en fait sa raison d’être.

L’événement d’une écriture ne se produit pas sur-le-champ. Il a lieu après-coup, dans un autre temps, quand une autre lecture ou des [télé-]technologies le transforment.
Je dis la vie quotidienne… comme s’il y en avait une autre. Et quand bien même on en trouverait une autre ! Dans les eaux profondes ou les sommets inexplorés ? Alors, elle ne saurait se révéler conséquente et s’éclipserait certainement d’elle-même, honteuse de sa futilité.

Passons, si l’art n’est pas la vie, c’est le langage – entendez ici n’importe quel système codé appropriable – qui se revendique comme tel. Dans la lutte des pouvoirs, un fauteuil pour deux, faites un choix. L’histoire jugera plus tard. Elle est, pour l’instant, occupée plus au sud.

Sur la manchette, en noir sur fond jaune, les cours du jour ;
Natifs Numériques augmente de manière exponentielle alors que d’autres titres – tels qu’ Oeuvre Magistrale – chutent depuis maintenant 30 ans. Symbols & symbolics revoit également ses tendances à la baisse.
Le sujet se précise. Encore un tour, une répétition, un noeud, un croisement d’objet et de thème.

Prenez un poisson mâle, vous pouvez lui montrer l’image d’un poisson femelle et le mâle va éjaculer. Vous pouvez tromper un oiseau avec l’image d’un autre oiseau, dans le but de le piéger. Mais quand l’animal se rend compte qu’il a affaire à une image, alors il s’en détourne et l’image perd, pour lui, tout intérêt. Un signe n’existe pas seulement comme partie de la réalité, il en reflète et réfracte une autre. Il peut distordre cette réalité, lui être fidèle ou encore la percevoir d’un point de vue particulier.

une porte…
une autre porte…
une autre porte…
une autre porte…
une autre porte…
une autre porte…
une autre porte…
une autre porte…

L’état passif ou actif, qui se trouve au cœur même d’interrogations antagonistes d’artistes et de révolutionnaires, n’est pas lié à une quelconque position prédéfinie, mais à la façon dont est pratiquée l’action qui y est associée. Cette catégorisation en terme de statut ne prend en compte ni le potentiel de l’individu, ni celui de sa possibilité agissante. Il annule et renie la pensée complexe selon laquelle des choses, idées ou états puissent être à la fois antagonistes, complémentaires et opposés.

L’homme est un animal qui reste intéressé par les images quand il les a reconnues comme telles.

Reste là, dehors, dans la rue, et réfléchis une minute ou deux encore. Au-dessus, l’air conditionné laisse choir des gouttes d’eau sur la bâche. OK. C’est ça. Examine les groupes eux-mêmes et tu pourras dépasser cette pensée réductrice qui cherche à t’abrutir. Regarde-les tous. En observant, oui, bien sûr, une forme d’observation. En observant les observateurs, cherche à voir comment ces recherches d’une voie médiane encouragent une forme de centrisme qui nous maintient dans des mesures à court terme. Concentration sur tous les observateurs plutôt que regard constamment porté à la source. C’est l’idée. Assez pour rendre fou n’importe qui.
 
Il n’y a pas de hors contexte. Déconstruire, c’est prendre en compte cette structure à priori dont l’analyse n’est jamais politiquement neutre. Pas de musée d’art extraterrestre possible, pas de vision delphinienne, à peine un miroir.

Dans une schizophrénie pitoyable lui aussi – comme tous, bourreau et victime – cherchait cet espace que les anciens avaient appelé objectivité. Beaucoup prétendaient y être allé, le connaître, l’avoir observé, alors se pouvait-il vraiment qu’il n’ait jamais existé ? Dans son esprit, il ressemblait de plus en plus à cet au-delà de la pensée, ce lieu qu’il faut imaginer sans pouvoir le concevoir. Peut-être, depuis le début, n’était-ce qu’un mythe.

graal,
neutralité helvétique,
père noël,
culture populaire,
religion,
politique.

Il faut comprendre que l’intelligibilité du système doit être trouvée, non seulement dans le système lui-même, mais aussi dans sa relation avec l’environnement. Et que cette relation n’est pas qu’une simple dépendance, elle est constitutive du système. Mi-sceptique, mi-stoïque, il se prit à imaginer comment utiliser cette « absence » obligatoire à son avantage.

Berlin, une exposition de Falke Pisano.
Des murs blancs. Sur le mur, un cadre. Dans le cadre, sous le pictogramme d’une personne, un texte. Le cadre marque une position. Lorsque l’on parle de cette position, on existe en tant que partie du contexte créé par la parole. Ce contexte, en retour, fixe les limites de ce dont on peut concrètement parler. Par conséquent, chaque acte de parole construit et affecte simultanément l’orateur lui-même.
Bien que ce qui est dit soit à la fois exprimé et perçu comme faisant part du présent, les affects qui sont produits au-delà de ces limites existent toujours dans le passé ou le futur. Il était d’ailleurs hors de lui, jusqu’à ce qu’on lui rappel que ce n’était pas possibe.

C’est l’histoire d’une question mal posée, posée à la mauvaise personne, dans un temps ou un contexte déplacé. Cloud Atlas. Ce n’est simplement pas la bonne question. Désynchronisée de la réalité, désynchronisée du problème, un problème qu’ils perçoivent sans pouvoir le cerner. Pour apaiser leurs esprits, comme le faisait autrefois la religion ou la télé-réalité, ils l’ont réduite, résumée, synthétisée. Jusqu’à obtenir une question qui se pose à une personne en parlant d’une autre : « Comment, en tant que créateur traiter l’adresse afin de

toucher
réconcilier
intéresser
expliquer
vendre
? »

Cochez selon vos goûts/intérêts/réseaux.

Le goût défend de parler des objets transportés dans un discours rationnel. L’objet est réputé trivial. C’est une incongruité, qui vient, non des objets eux-mêmes, mais du mélange de l’abstrait et du concret (il est toujours interdit de mélanger les genres) ; ce qui paraît ridicule, c’est qu’on puisse parler d’épinards à propos de littérature. Ce qui choque, c’est la distance de l’objet au langage codé de la critique.
Mais nous savons que la question n’est pas là et l’incrédulité est aujourd’hui telle qu’on n’attend pas de ces inconsistances une issue salvatrice comme le faisait Marx.

Parfois, je vois des poissons.
Autant que vous le sachiez, dans les royaumes marins les plus profonds, là où il n’y a pas de lumière, vit une espèce d’être sans cerveau, sans yeux ni bouche. Il se contente d’exister et de produire des pétales d’un pourpre parfait alors que personne ne peut les voir. Il ne représente rien sinon un tout petit oui dans la nuit. Et pourtant… Il a des ennemis qui lui veulent un mal aussi haineux qu’impitoyable, qui veulent non seulement que disparaisse sa vie insignifiante mais qui regrettent aussi qu’elle n’ait jamais existé.

A travers des flux d’images, d’informations, de connaissances et de services auxquels nous avons un accès permanent, nous absorbons des modes de vie et des sens de la vie, nous consommons des tonnes de subjectivité. Qu’on l’appelle comme on voudra : capitalisme culturel, économie immatérielle, société du spectacle, ère de la bio-politique.
Pour sa part, il se sentait bien. Il éprouvait une sorte d’euphorie et de prolégomènes, mot dont il ne connaissait pas le sens mais qu’il employait toujours lorsqu’il voulait exprimer sa confiance dans l’inconnu.*

* La recherche comme un repost sans citation. Pourquoi voler ? Est-ce du vol ? Pas de vol. Pas de facilité suspecte. Il n’est pas question de manque d’imagination ni d’usurpation. Il se pose là la question d’ouvrir des mondes et de libérer l’énoncé au delà de l’usage. Proposer une seconde vie. Une autre vie même qui, n’étant pas définie comme « seconde », rompt définitivement avec les interprétations primitives. C’est la porte ouverte aux liens. Au dialogue entre plusieurs éléments. Une sorte de lieu neutre, si le lieu neutre est bien cet endroit dans lequel les idéologies différentes peuvent se rencontrer et échanger sans avoir à renoncer à ce qui les définit en propre.
J.F. Lyotard–1974, C.D. Simak–1944, J.F. Lyotard–1974, Pirate des Caraïbes–2007, R. Barthes–1966, N. Goodman–2005, P. Delayin–2008, J.F. Lyotard–1974, G. Agamben–1995, M. Bakhtine–1929, E. Morin–1982, G. Agamben–1995, L. Gillik–1998, L. Boltanski–2008, J.F. Lyotard–1974, E. Morin–1990, Falke Pisano–2000, R. Barthes–1966, J.F. Lyotard–1979, al go–2013, C.D. Simak–1944, P.P. Perlbàrt–2002.
Je remercie aussi Sophie Pagliai et Yoan Mudry pour leurs précieux conseils et leur relecture avisée    

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La recherche comme un repost sans citation. Pourquoi voler ? Est-ce du vol ? Pas de vol. Pas de facilité suspecte. Il n’est pas question de manque d’imagination ni d’usurpation. Il se pose là la question d’ouvrir des mondes et de libérer l’énoncé au delà de l’usage. Proposer une seconde vie. Une autre vie même qui, n’étant pas définie comme « seconde », rompt définitivement avec les interprétations primitives. C’est la porte ouverte aux liens. Au dialogue entre plusieurs éléments. Une sorte de lieu neutre, si le lieu neutre est bien cet endroit dans lequel les idéologies différentes peuvent se rencontrer et échanger sans avoir à renoncer à ce qui les définit en propre.
J.F. Lyotard–1974, C.D. Simak–1944, J.F. Lyotard–1974, Pirate des Caraïbes–2007, R. Barthes–1966, N. Goodman–2005, P. Delayin–2008, J.F. Lyotard–1974, G. Agamben–1995, M. Bakhtine–1929, E. Morin–1982, G. Agamben–1995, L. Gillik–1998, L. Boltanski–2008, J.F. Lyotard–1974, E. Morin–1990, Falke Pisano–2000, R. Barthes–1966, J.F. Lyotard–1979, al go–2013, C.D. Simak–1944, P.P. Perlbàrt–2002.
Je remercie aussi Sophie Pagliai et Yoan Mudry pour leurs précieux conseils et leur relecture avisée